Les dernières
acquisitions du service Documentation :
Octobre
2009
Documentaire
David
Le Breton, En souffrance. Adolescence et entrée dans la
vie, Métaillé (2007)
Tous
les parents le savent, la traversée de l'adolescence désormais englobée
sous le terme de jeunesse n'est pas une mince affaire. Une majorité
de jeunes s'intègrent apparemment sans trop de difficultés à nos sociétés,
mais une frange non négligeable peine à donner sens à sa vie et à
projeter son histoire dans l'avenir. D. Le Breton revient sur les
souffrances et les difficultés de l'accès à l'âge d'homme, sur ce
passage délicat qui consiste à devenir soi. Il s'intéresse ici à cette
jeunesse en quête de sens et de valeurs suspendue entre deux mondes,
prise dans les turbulences d'une métamorphose physique et psychique
douloureuse. Les conduites à risque, désormais rites privés d'institution
de soi mais aussi véritables actes de passage, marquent l'altération
du goût de vivre d'une partie de la jeunesse occidentale contemporaine
et viennent confirmer le fait que fabriquer une douleur permet d'endiguer
provisoirement la souffrance de vivre dans une société devenue, comme
l'individu, sans limite de sens. Changer de peau en y ajoutant tatouages
et piercing opèrent comme des actes identitaires, se scarifier en
secret, fuguer, errer jusqu'à disparaître de soi ou développer une
haine de son corps en devenant anorexique ou boulimique, refuser la
sexuation par absence ou par trop de sexe, méconnaître le danger de
la vitesse, devenir délinquant comme moratoire à l'adolescence , bref
tous ces phénomènes de résistance à la dureté du monde sont ici étudiés
en profondeur et dans un langage accessible à tous. Véritable manuel
pour les parents en quête de compréhension de leurs enfants en crise,
cet ouvrage fera date pour envisager et peut-être mieux comprendre
les souffrances de nos adolescents en ce tout début du XXIe siècle.
"Temps
sociaux : concordances et discordances", in Informations sociales
no 153, mai - juin 2009
Articuler
les différents temps de la vie - travail, famille, loisirs,
activités assocaitives, etc. - constitue pour chacun, dans
nos sociétés occidentales, un exercice d'équilibriste.
Compter son temps, perdre son temps, gager du temps... La diversité
des cadres temporels et du vécu du temps en fonction du sexe,
des âges, des espaces professionnels, publics ou privés,
renvoie les individus et les groupes sociaux à des inégalités
sociales et de genre ainsi qu'à un rapport à l'existence
profondément différent. De quelque point de vue que
l'on se place aujourd'hui, en France ou à l'étranger,
c'est davantage la discordance et la conflictualité des temps
qui attire l'attention que leur concordance, même si certaines
politiques du temps des villes ou de conciliation cherchent pourtant
à la faire progresse.
Septembre
2009
Documentaires :
Eric
Plaisance, Autrement capables. Ecole, emploi, société
: pour l'inclusion des personnes handicapées, Autrement
(2009) 205 p.
Aliénées,
anormales, infirmes, invalides, incapables, inéducables, semi-éducables...Par
le passé, les vocables ne manquaient pas pour désigner
ce que nous nommons aujourd'hui la "différence".
Ils ont longtemps justifié les traitements, dans des institutions
spéciales, par des professionnels spécifiques : asiles,
hospices, institutions intermédiaires entre le sanitaire et
le social, écoles et classes spéciales, lieux d'assistance
au travail, etc. Aujourd'hui, on considère que le handicap
est la résultante de barrières sociales, de conditions
d'environnement qui mettent les personnes en situation d'infériorité.
C'est la société qui "handicape".
En 2005, la France s'est dotée d'une loi "pour l'égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté
des personnes handicapées". Quatre ans plus tard, peut-on
en mesurer les effets? Quelles sont les mesures concrètes prises
en faveur de l'inclusion des personnes handicapées, enfants
et adultes, dans la société? Quels sont les moyens mis
en oeuvre? Quelles sont les barrières qui restent à
franchir?
Cet ouvrage propose un bilan, des pistes de réflexion et des
conseils pratiques. Il donne largement la parole aux personnes handicapées
elles-mêmes, aux associations et aux professionnels du secteur,
afin de saisir sur le vif les avis des personnes directement concernées.
Il milite enfin pour que chacun, quelle que soit sa différence,
puisse trouver sa place à l'école, au travail, au milieu
de tous.
Brigitte
Bouquet, Jean-François Draperi, Marcel Jaeger, Penser la
participation en économie sociale et en action sociale, Dunod
(2009) 277 p.
La
participation renvoie à un modèle de société
qui prend ses distances avec la division du travail et la société
salariale. Elle redéfinit les principes présidant l'action
publique. Et pour l'action sociale, l'assistance étant jugée
trop passive et l'Etat providence engendrant trop l'assistanat, une
législation instaurant la participation entend lui substituer
un modèle d'appartenance plus actif, plus individuel et mieux
maîtrisé par chacun.
Pour autant, quelle est la réalité de la participation?
Comment comprendre sa notoriété et vérifier sa
pertinence? Peut-on réinventer une nouvelle citoyenneté
grâce à la participation, et si oui, comment et dans
quel cadre? La participation ne cache-t-elle pas un nouveau projet
normatif par une économie libérale dominante?
"Les
écrits professionnesl. Pratique des écrits, écritures
des pratiques", in Vie Sociale no 2/2009, 159 p.
Les
professionnels du social se sont toujours trouvés confrontés
à l'écriture, car ils sont amenés à mettre
en forme des écritures produits à propos de leurs actions.
Aujourd'hui, avec toutes les réformes touchant l'action sociale
et médico-sociale, et notamment la loi 2002-2, l'injonction
d'écrire est devenue plus pressante dans ces métiers
de la relation.
Dans la première partie de ce numéro, les auteurs ont
problématisé l'acte d'écriture en l'interrogeant
sous plusieurs angles et en apportant leurs différentes conceptions
: l'articulation de l'écrit et de l'action, les enjeux liés
à l'écriture dans la pratique professionnelle et les
empêchements à écrire que l'on peut rencontrer
en situation professionnelle.
Une deuxième partie est consacrée aux problèmes
spécifiques posés par la formation des professionnels
à cette dimension importante de leur activité : ateliers
d'écriture, dispositifs pédagogiques spécifiques
à l'écriture des pratiques professionnelles et ouverts
à la question du sens.
La troisième partie se centre sur les formes et les finalités
des écritures dans le milieu professionnel : spécificité
des différentes écritures professionnelles, leurs objectifs
et leurs enjeux ; techniques des textes professionnels utilitaires,
communément appelés fonctionels et les pressions qui
s'exercent sur le scripteur ; écrits déterminants en
Action éducative en milieu ouvert car ils pèsent sur
la décision des juges des enfants et sur le sort des familles
"bénéficiant" de cette mesure ; rôle
et fonction de l'écrivain public dans l'action sociale".
L'objectif de ce numéro de Vie Sociale est de contribuer
à cerner la pratique des écrits et de l'écriture
des pratiques dans leurs diverses dimensions, d'en analyser leurs
objectifs, de les interroger sur leur sens et d'en voir les enjeux.
"Ecrire au sujet d'autrui et pour autrui" donne à
comprendre une réalité humaine complexe et singulière.
Avril
2009
Documentaires
:
Emmanuel
Hirsch, Apprendre à mourrir, Grasset (2009) 124 p.
"Dans
nos sociétés qui croyaient avoir éludé
la mort, certaines fins de vie récemment médiatisées
sont venues rappeler la tragédie qui se fait jour lorsque la
médecine touche à ses limites.
Face au vécu de la maladie, le débat ne peut se résumer
à ce seul choix : pour ou contre l'euthanasie. Au-delà
de la tentation actuelle de recourir à une législation
d'exception, apprendre à mourir, c'est se doter des instruments
qui nous permettront d'aborder avec humanité et qualité
non seulement la mort mais aussi les moments qui la précèdent"
(extrait 4ème de couverture)
Alain
Blanc, Les travailleurs handicapés vieillissants, Presses
universitaires de Grenoble (2009) 244 p.
"Alors
que la thématique de l’insertion professionnelle des travailleurs
handicapés a suscité l’intérêt d’un nombre croissant de spécialistes
divers, celle des travailleurs handicapés vieillissants a eu un moindre
écho. Elle prend aujourd’hui une dimension nouvelle du fait de l’allongement
programmé de la durée d’activité des salariés appartenant au milieu
ordinaire de travail et de l’augmentation de l’espérance de vie des
travailleurs handicapés exerçant dans le secteur protégé. Les employeurs
de ces deux secteurs sont confrontés à la présence d’une population
constituée de travailleurs handicapés vieillissants connaissant des
restrictions de capacités, d’usure professionnelle, de limitations
de compétences dues à l’avancée en âge… Ils devront donc trouver les
modalités adaptées permettant de prendre en compte les spécificités
de cette population. En se centrant sur l’émergence d’une thématique
nouvelle, les auteurs de cet ouvrage apportent leur contribution à
une réflexion portant sur les conditions de prise en charge d’une
main-d’œuvre spécifique et sur les modalités d’existence d’une solidarité
collective. Ont participé à cet ouvrage?: Nancy Breitenbach, Claude
Hamonet, Philippe Leroux, Philippe Pitaud, Henri-Jacques Stiker, Mireille
Trouilloud, Dominique Velche, Philippe Velut. " (extrait de la
4ème de couverture)
Jean-Yves
Guéguen, L'année de l'action sociale 2009 : la réorganisation
de l'action sociale, de l'action à la cohésion sociale
"L'année
2009 amorce une vaste réorganisation du secteur social et
médico-social. L'actuelle DGAS va se fondre dans une Direction
générale de la cohésion sociale, les DRASS
et les DDASS vont disparaître, au profit des Directions régionales
de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DDPCS).
Par ailleurs, la loi "Hôpital, patients, santé
et territoires" entérine la création d'Agences
régionales de la santé (ARS), dont le champ de compétences
intègre le secteur médico-social." (extrait de
la 4ème de couverture)
Sommaire
détaillé :
Témoignage :
Brigitte
Lavau, Je vais passer une bonne journée cette nuit,
Seuil (2009)268 p.
"La
vie quotidienne d’une institution pour adolescents autistes ou psychotiques.
« Souvent, quand je dis que je travaille avec des adolescents autistes
ou psychotiques, les gens me répondent “ Ah… ça doit être dur ! ”.
Chaque fois, je réponds : “ Non, c’est marrant ”, mais je vois bien
qu’on ne me croit pas et c’est bien compréhensible. On se dit que
le quotidien doit forcément être empreint de souffrance, de silence
et de cris, dans un hôpital sordide, peuplé de médecins sadiques qui
vous font des lobotomies transorbitales… La réalité est un peu différente.
» Brigitte Lavau est éducatrice spécialisée dans une institution pour
adolescents autistes. Sans nier leur drame, elle pose ici un regard
inédit sur eux et leur façon si singulière de concevoir le monde.
Dans ce type d'établissement, l’équipe soignante ne doit pas répondre
seulement aux angoisses des jeunes autistes mais aussi à celles de
leurs familles. La bonne humeur est un moyen pour lutter contre le
découragement, la routine, et pour faire face aux perpétuelles questions
des adolescents ou à leurs réactions imprévisibles. Grâce à son écriture
vive, sa sincérité et son parti pris d’optimisme, Brigitte Lavau nous
apprend à accepter un univers qui, le plus souvent, nous donne envie
de fuir. " (extrait de la 4ème de couverture)