Le manque de place
en structures d'acceuil pour dess handicaps spécifiques
Après 5, 10, ou 15 années
de prise en charge spécialisée et de qualité
à l'IME d'Hénin-Courrières, nos enfants doivent
quitter la structure pour intégrer un établissement
pour adultes...qui n'existe pas.
Il ne viendrait à l'idée de personne, et d'ailleurs
cela ne se produit pas, de supprimer son fauteuil à une personne
polyhandicapée, sa canne blanche à une personne atteinte
de cécité, sa langue des signes à une personne
malentendante...
Et pourtant aujourd'hui
par manque de places spécifiques, on laisse des personnes avec
autisme sans solution adaptée, on les renvoie chez leurs parents
et au mieux on leur propose quelques heures de prise en charge, mais
pas forcément spécialisées. Qu'advient-il donc
de leurs acquis, de leurs compétences, et de leurs apprentissages
sans équipes spécialisées ? Qu'advient-il donc
de leur qualité de vie et de celle de leur famille avec un
retour au domicile?
L'Association Autisme France, dans son bilan à mi-parcours
du dernier plan autisme, fait remarquer que ce plan prévoit
la création de "4 100 places sur 5 ans (soit 9 par département),
c'est moins que le précédent plan autisme alors qu'il
naît 6 000 autistes tous les ans."
Que vont devenir nos enfants à la sortie de l'IME ? Surtout
après tant de chemin parcouru, et alors qu'il leur reste encore
tant à parcourir?